La Déclaration sur les droits des animaux sera publiquement signée à Kiev

La Déclaration sur les droits des animaux sera publiquement signée à Kiev
le 29 août 2016.

Malheureusement en Ukraine, laquelle a choisi depuis longtemps le chemin du développement démocratique et européen, les droits des animaux ne sont toujours pas respectés. Les animaux errants restent nombreux dans les rues des villes ukrainiennes, l’environnement naturel est détruit et les animaux sauvages sont capturés et enfermés dans des zoos privés, dépourvus des conditions de vie qui leur sont propres et des soins nécessaires. Ce problème n’étant clairement pas une priorité pour l’État, les activistes civils se sont réunis pour défendre la nature et les animaux.

Kiev, le 29 août 2016 La Déclaration sur les droits des animaux sera publiquement signée à Kiev pour la première fois le 31 août à l’occasion de la Journée de Défense des animaux. «Aujourd’hui, les animaux n’ont aucun droit, ils ne sont qu’une ressource pour satisfaire les besoins des êtres humains. Je rêve que cette déclaration soit reconnue par l’ONU et d’autres organisations internationales, a déclaré Xenia Vlasenko, une des organisatrices de l’événement, militante des droits de l’Homme et chanteuse, lors d’une conférence de presse à l’Ukraine Crisis Média Center. «La défense des droits des animaux est la marque d’une société démocratique. La signature de cette déclaration et la reconaissance des droits des animaux seront encore un pas qui nous éloignera du régime totalitaire passé», a souligné Oleg Andros, membre du syndicat des journalistes libres «La nature par dessus tout».

Cette action débutera à Kiev sur la Place Pochtova le 31 août à 19.00 et sera accompagnée d’un concert donné par des artistes ukrainiens. «Malgré la guerre et la situation difficile dans notre pays, ces gens-là ont trouvé du temps pour participer gratuitement à ce concert. Cela montre qu’ils ne sont pas indifférents».

La Déclaration des droits des animaux a été lancée il y a 4 ans en tant qu’initiative européenne et l’Ukraine s’est jointe à cette Déclaration en 2014. «Nous reconnaissons que les animaux sont des être vivants, ayant le droit de vie, le droit de famille, le droit d’accès à la nourriture et l’eau, ainsi que le droit d’être libres et d’avoir leur territoire. Ces droits impliquent 5 libertés pour les animaux qui sont des êtres vivants tout comme nous : être libre de ne plus avoir faim, soif, peur, mal et ne pas vivre dans un environnement contraire à leur nature?», a déclaré Nina Semtchychyne, avocate au Bureau d’analyse et d’information des avocats des animaux. «Malheureusement, les droits des animaux sont constamment violés : dans le domaine des divertissements, dans l’industrie de la viande, du lait, des produits de beauté, de la pharmacie. Une alternative plus écologique existe, mais elle n’est pas encore populaire».

Certes, la situation dans le domaine de la défense des animaux est en train de s’améliorer. En 1996, par exemple, les activistes ont réussi à obtenir la fermeture d’un refuge à Kiev, où les animaux errants étaient tués, et en 2006, l’adoption de la loi «Sur la protection des animaux contre les traitements cruels»; de nombreuses ONG qui agissent pour la protection de certaines espèces ou offrent des alternatives aux expériences sur les animaux ont été créées.

Cependant, il reste encore beaucoup de problèmes à traiter. Un des problèmes principaux est celui des animaux errants. «En Ukraine, un maître peut mettre son animal à la porte sans porter aucune responsabilité. En Europe, il aurait à payer une amende importante. Il est aussi à noter qu’aucun refuge ukrainien ne correspond aux normes européennes», a déclaré Oleg Andros.

Un autre problème important est la protection des espèces inscrites comme étant en voie de disparition, en particulier celles qui séjournent illégalement dans des ménageries privées.

Et enfin, un problème très important est celui des personnes qui maltraitent les animaux et réussissent le plus souvent à rester impunis. «En Ukraine, peu de personnes ont été mises en cause pour cruauté envers les animaux, et en plus de n’être pas jugées pour maltraitance, elles diffusent des photos et des vidéos contenant des scènes de cruauté».

Xenia Vlasenko a ajouté qu’à l’avenir, les activistes prévoient d’organiser toute une série d’actions, notamment un défilé de mode de fourrure artificielle, ainsi qu’un Jour des végétariens.


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Le Corps civil d’Azov se dresse contre les tueurs d’animaux :  «Il y a aussi une catégorie de gens à part qui se sont attribués le nom de doghunters ( enanglaisdog + hunters, chasseurs de chiens), qui agissent selon le principe «pas de chien, pas de problème » et veulent réguler lenombre d’animaux errants en les tuant. Les doghunters agissent ouvertement, ils ont des pages sur les réseaux sociaux dans lesquelles ils ne cachent ni leurs visages, ni leurs noms et se vantent de leurs « exploits » en diffusant les photos et les vidéos des animaux agonisants».

«Manana» – un paradis sur terre pour les animaux: une famille a sauvé des centaines de chats et de chiens d‘une mort certaine. En Ukraine les bénévoles et les défenseurs des animaux recueillent des animaux chez eux. Après les avoir stérilisés et soignés, ils les donnent à des personnes qui souhaitent les accueillir ou les confient à des refuges privés, où ils peuvent mener une vie dans le confort et la sécurité. Chacun de ces refuges a été fondé avec amour et sollicitude pour nos « frères cadets » à quatre pattes, mais le refuge «Manana » reste tout de même un abri exceptionnel.

Zoom sur un pays : le développement durable dans l’Ukraine d’aujourd’hui.L’Ukraine est, de par sa superficie, le second pays d’Europe. Son climat est principalement continental, et méditerranéen au Sud. Pour une fois, il ne sera pas question des problèmes politiques ainsi que de la guerre qui ravage une région aussi grande que l’Alsace, nous verrons ce pays sous l’angle du développement durable.

Politique énergétique en France: l’électricité.  Pour ce second numéro, nous nous intéresserons à la politique énergétique en France et nous comparerons l’impact  CO2 des différents modes de transport en  France.

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