Donbass, Scission de Minsk/Russie/Constantinople, Changements dans l’armée, FMI

Donbass, Scission de Minsk/Russie/Constantinople, Changements dans l’armée, FMI
le 16 octobre 2018.

Situation dans la zone du conflit

Les forces d’occupation russes ont tiré avec des lance-grenades, des mitrailleuses lourdes et des armes de petit calibre, mais aussi  avec des mortiers de calibre 120mm sur les positions des Forces unies aux abords  des localités Louhanske, Tchermalykh, Lebedynske, des mortiers de calibre 82mm sur les positions des Forces unies aux abords des localités Louhanske, Svitlodarsk et Gnoutove et des véhicules de combat sur Vodyane, dans la région de Marioupol.

Le 13 octobre, dans la nuit, les occupants ont tiré avec cynisme sur Tchermalykh et Chyrokine dans la direction de Mariupol avec des mortiers de 120 et 82 mm. Les bombardements de ces villages ont eu lieu à partir du territoire des localités occupées de Verkhnochyrokivske et de Sakhanka. Les conséquences et l’étendue des dégâts sont en cours d’évaluation par la partie ukrainienne auprès du Centre commun du contrôle et de la coordination du cessez-le-feu et par la mission d’observation spéciale de l’OSCE.


Scission de Minsk: l’Eglise orthodoxe russe rompt ses relations avec Constantinople


Le 15 octobre, le synode de l’Église orthodoxe russe à Minsk a décidé de rompre ses relations avec le patriarcat de Constantinople. Le Synode a reconnu l’impossibilité de poursuivre la communication eucharistique avec Constantinople. La décision stipule que l’Eglise orthodoxe russe ne mettra plus en œuvre la décision de Constantinople.

«Lors de la réunion du Saint-Synode, une communion de rupture totale avec le Patriarcat de Constantinople a été décidée,» a déclaré le représentant de l’Eglise orthodoxe russe, le métropolite Hilarion, après les résultats du Synode.

Vengeance pour le soutien à l’Ukraine? Cette décision de l’Église russe  est le résultat du soutien que Constantinople a récemment apporté à l’Église ukrainienne, à savoir la restauration dans la dignité de Filaret, chef de l’Église orthodoxe de Kyiv, et Makariy, chef de l’Église autocéphale ukrainienne, qui mènent un dialogue  concernant l’Église autocéphale d’Ukraine et l’abolition de la loi de 1686 qui subordonnait le métropolite de Kyiv à Moscou, sans oublier la fondation de la stavropégie du patriarcat mondial en Ukraine. Du point de vue de l’Église orthodoxe russe, toutes ces décisions sont illégales et canoniquement nulles et non avenues.

« L’Église orthodoxe russe n’accepte pas ces décisions et ne les suivra pas. La scission reste la scission, les dirigeants de la scission restent les dirigeants de la scission», a-t-il souligné.

Que cela signifie-t-il en pratique? Sur le plan pratique, la décision de l’Église orthodoxe russe de rompre la relation avec le patriarcat de Constantinople entraînera la cessation de la congrégation entre les prêtres et les évêques. Les fidèles de l’Eglise orthodoxe russe ne pourront pas exercer dans les églises du patriarcat de Constantinople et le patriarche Cyrille ne mentionnera pas le nom du patriarche de Constantinople lors des liturgies.

Même quand les athées prient: l’Ukraine se retrouve à un pas seulement de l’église autocéphale

Séparation? Estratius Zorya, archevêque de Tchernihiv et Nijyn, ainsi qu’un porte-parole de l’Église du Patriarcat de Kyiv, a qualifié la décision de l’Eglise russe de «schisme». «Le synode du Patriarcat de Moscou réitère la politique d’isolement du Kremlin en réponse aux décisions légitimes de la communauté internationale», a-t-il écrit sur sa page Facebook. «Maintenant, ceux qui appartiennent à l’Église orthodoxe du Patriarcat de Moscou vont devoir se poser une question: rejoindre l’Église de Moscou dans le schisme ou rester unis avec l’Orthodoxie œcuménique par le biais de l’église ukrainienne indépendante?»

Ou bien juste une «fissure»? L’archimandrite Cyrille Govorun, partisan de l’autocéphalie mais appartenant à l’Église de Moscou, est moins catégorique quant à la réalité de la nouvelle «scission». “Pourquoi n’est-ce pas un scission?»

1. Parce que pour une scission, il faut que les deux parties consentent à ne plus communiquer entre elles. Constantinople, semble-t-il, ne va pas rompre les relations avec Moscou.
2. Parce que dans l’éventualité d’une scission globale, toutes les autres Eglises locales devraient décider de leur appartenance et, apparemment, elles ne voudront pas le faire. L’Orthodoxie globale entretiendra des relations avec Moscou et avec Constantinople (…). La conclusion fait apparaitre qu’il ne s’agit pas d’une scission, mais d’une fissure, et encore plus imaginée par une seule Église, car la plupart des Églises ne le remarqueront tout simplement pas.

Vue de Russie: la défaite de Poutine. Le journaliste russe, Konstantin Eggert, écrit dans son article « Sept conséquences de l’autocéphalie pour Poutine, Porochenko et l’Église orthodoxe russe », que, «  ce qui est arrivé est une défaite du Kremlin. Et Vladimir Poutine ne le pardonnera pas au patriarche Cyrille. Une Église ukrainienne indépendante deviendra un symbole visible de l’échec du néo-impérialisme postsoviétique du régime de Poutine. Cependant, Moscou fera tout ce qui est en son pouvoir pour compliquer au maximum le processus de formation de l’église ukrainienne. L’attaché de presse de Poutine, Dmitry Peskov, a clairement promis de protéger les droits des orthodoxes d’Ukraine en cas de violation. Cela ressemble à une menace flagrante pour Kyiv. Bien que l’on ne sache pas exactement comment le Kremlin peut exercer sa protection ».
«L’Église orthodoxe russe commencera à rechercher des alliés pour combattre le patriarcat de Constantinople et à diviser le monde orthodoxe. En 2016, le patriarche Cyrille a réussi à convaincre les Églises serbe, bulgare, géorgienne et antiochienne de ne pas participer au Conseil panorthodoxe en Crète présidé par le patriarche de Constantinople en raison du conflit entre Moscou et Fenere (…) Cependant, ils rompront difficilement les relations avec lui, ce serait trop dramatique. En fait, il s’agit d’une guerre entre deux patriarches, dans laquelle il n’est pas dans leur intérêt de prendre parti. Probablement que les deux parties en conflit entretiendront des relations», a-t-il ajouté.


Changements dans l’armée: égalité des sexes, première femme générale et nouvel ancien ministre de la Défense

Égalité des chances pour les femmes et les hommes. Le Président ukrainien, Petro Porochenko, a signé une loi « apportant des modifications de certaines lois ukrainiennes sur l’égalité des droits et des possibilités pour les femmes et les hommes lors du service militaire dans les forces armées ukrainiennes et d’autres forces armées ». « La loi prévoit de doter une égalité de chance pour les personnes des deux sexes pour un contrat de service militaire et stipule que les femmes pourront passer un contrat de service militaire avant d’avoir atteint l’âge minimum du service militaire », peut-on sur le site officiel du président. L’application de la loi augmentera le niveau de protection juridique des femmes militaires et le nombre de femmes dans le service militaire, en particulier dans les postes supérieurs de l’armée.

La première femme générale. Pour la première fois, le président Petro Poroshenko a attribué le grade de Major générale à une femme. La première Ukrainienne, qui a reçu ce titre, est la chef du département médical militaire du service de sécurité de l’Ukraine, Lyudmila Shugaley.

Nouvel ancien ministre de la défense. Le président de l’Ukraine, Petro Poroshenko, a accepté un rapport du ministre de la Défense de l’Ukraine, Stepan Poltorak, concernant sa démission du service militaire. Cependant, il restera en tête du ministère de la Défense de l’Ukraine en gardant un statut civil. Petro Porochenko a noté que, conformément aux exigences de la loi ukrainienne « sur la sécurité nationale », le ministère de la Défense à compter du 1er janvier 2019 devrait être dirigé par un civil. «La loi est  convenue avec nos partenaires de l’OTAN, et une telle procédure est prévue. Ma décision est pleinement conforme à l’esprit et à la lettre de la loi », a-t-il souligné.


Economie: Selon le FMI,  l’Ukraine est le pays le plus pauvre d’Europe
Selon le nouveau rapport du FMI, l’Ukraine est le pays le plus pauvre d’Europe.
Cela a été rapporté par un économiste, gérant du fonds de capital-investissement sur le marché boursier américain, Volodymyr Kompaniets, sur sa page Facebook. Selon le PIB par habitant, l’Ukraine se classe après la Moldavie.
Dans le nouveau rapport d’octobre du FMI, la croissance du PIB en Ukraine a été améliorée par rapport à avril, mais les PIB des autres pays ont été révisés.
Aujourd’hui, la Moldavie se situe au 133ème rang mondial avec 2694 469 dollars de PIB par habitant et l’Ukraine au 134ème rang mondial avec 2656,01 dollars de PIB par habitant. Le salaire officiel moyen au deuxième trimestre de 2018 en Ukraine est de 325,53 USD (8529 UAH). Par ailleurs, l’Ukraine occupe la dernière place en Europe concernant le montant du salaire officiel.

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