Dans la déclaration de la « coalition des volontaires », la mention des engagements des États-Unis envers l’Ukraine en cas de nouvelle attaque de la russie a disparu. Moins de drones Shahed et de missiles sont lancés, mais leur précision est plus élevée. « Calendrier des frappes » pour décembre 2025. La guerre entre la russie et l’OTAN pourrait commencer avant 2029, ce que révèle le plan secret de l’Allemagne en vue de se préparer à des attaques russes, analyse de l’ISW
La mention des engagements des États-Unis envers l’Ukraine en cas de nouvelle attaque de la russie a disparu de la déclaration de la « coalition des volontaires »
La phrase concernant l’engagement des États-Unis à soutenir des forces multinationales en Ukraine en cas de nouvelle invasion de la Russie a disparu de la version finale de la Déclaration de Paris de la « coalition des volontaires ».
C’est ce que rapporte European Pravda, en se référant au projet de la Déclaration de Paris ainsi qu’à des informations fournies par un responsable du palais de l’Élysée.
Il est précisé que les États-Unis ne sont formellement pas signataires du document, dont la version finale a supprimé la phrase évoquant l’engagement de Washington à soutenir les forces de la coalition en Ukraine dans le cadre d’une nouvelle agression du Kremlin.
À l’Élysée, on a rappelé que les États-Unis ne sont pas formellement partie prenante de la Déclaration de Paris adoptée le 6 janvier. « La déclaration correspondante de la “coalition des volontaires” a été approuvée par les membres de la coalition et discutée en détail avec les États-Unis », a précisé, sous couvert d’anonymat, un responsable du palais de l’Élysée.
Selon l’analyse de European Pravda, la comparaison entre le projet de la Déclaration de Paris de la « coalition des volontaires » et le texte final montre que ce dernier se distingue par l’absence, dans le paragraphe consacré aux forces multinationales de la coalition, de toute mention de l’engagement des États-Unis à leur apporter un soutien en cas de violation par la Russie de l’accord de cessez-le-feu.
Ainsi, dans le projet de déclaration consulté par la correspondante de European Pravda avant le début de la réunion de la « coalition des volontaires » le 6 janvier, il était indiqué que les forces multinationales « seraient dirigées par des Européens, avec la participation de membres non européens de la coalition, ainsi que des États-Unis, y compris des capacités américaines telles que le renseignement et la logistique, avec un engagement des États-Unis à soutenir ces forces en cas d’attaque ».
La version finale de la Déclaration de Paris de la «coalition des volontaires» indique que les forces multinationales «seront dirigées par des Européens, avec la participation de membres non européens de la coalition, et avec le soutien proposé des États-Unis ».
Il est rappelé que la Déclaration de Paris du 6 janvier mentionne également la création, sur la base du quartier général opérationnel de la coalition à Paris, d’un centre spécial de coordination au format « États-Unis – Ukraine – coalition des volontaires», chargé des garanties de sécurité accordées à l’Ukraine par les alliés occidentaux.
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a déclaré que chaque mission liée au processus d’aide à l’Ukraine disposerait de son propre leader national, la Pologne étant le pays chef de file dans le domaine de la logistique.
Dans le même temps, le président français Emmanuel Macron a évoqué la possibilité d’un contact avec le dirigeant du Kremlin, Poutine, dans les prochaines semaines.
La guerre entre la russie et l’OTAN pourrait commencer avant 2029, ce que révèle le plan secret de l’Allemagne pour se préparer à des attaques russes, analyse de l’ISW
Le pays agresseur, la Russie, pourrait représenter une menace militaire pour l’OTAN plus tôt qu’en 2029, en particulier en cas de cessez-le-feu en Ukraine, qui permettrait à la RF de se réarmer. C’est ce qu’indique un rapport de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), qui a analysé des informations relayées par les médias occidentaux sur les préparatifs de l’Allemagne face à d’éventuelles attaques russes.
Il s’agit d’un plan du ministère allemand de la Défense en cas de frappes russes contre les infrastructures énergétiques et de défense, publié le 6 janvier par l’agence Bloomberg.
Le document affirme que la Russie a intensifié des attaques hybrides clandestines contre les infrastructures allemandes afin de se préparer à une guerre potentielle avec l’OTAN. L’Allemagne s’attend à ce qu’en cas de confrontation ouverte, la RF vise les secteurs énergétique et de défense allemands, compte tenu du rôle de Berlin dans le déploiement et le soutien des forces de l’OTAN. Moscou pourrait considérer l’Allemagne comme une cible prioritaire pour des frappes à longue portée par missiles et drones.
Selon le document, la Russie développera des « options stratégiques » pour attaquer l’OTAN au plus tard d’ici 2029, même si la guerre en Ukraine se poursuit.
L’ISW souligne que le pays agresseur pourrait constituer une menace sérieuse pour l’OTAN plus tôt que ne le prévoient les évaluations occidentales. L’analyse indique que les attaques secrètes contre les infrastructures allemandes font probablement partie de ce que l’on appelle la campagne russe de « phase zéro » (Phase Zero), une étape informationnelle et psychologique de préparation à une éventuelle guerre entre l’OTAN et la RF à l’avenir.
Fin décembre, Politico a révélé pour la première fois que l’Allemagne avait élaboré un plan secret en cas de confrontation militaire avec la RF, dans un contexte d’intensification des attaques hybrides. Le document, consulté par les journalistes, compte 24 pages et décrit la coordination entre les acteurs civils et militaires afin de définir le rôle de l’Allemagne comme hub de transit pour les forces alliées.
Le 6 janvier, Bloomberg a écrit que l’Allemagne considère les attaques clandestines de la Russie comme une prélude à un conflit de plus grande ampleur. Selon les médias, le document confidentiel du ministère allemand de la Défense définit les principes de coopération entre les différents niveaux de gouvernement et les institutions en cas de conflit avec Moscou.
Moins de drones Shahed et de missiles sont lancés, mais leur précision est plus élevée. « Calendrier des frappes » pour décembre 2025
En décembre 2025, comme en janvier-mars et en juin-novembre, il n’y a pas eu de journées sans attaques massives de la Russie contre le territoire ukrainien par des drones de combat. Ainsi, en 2025, seules les nuits d’avril et mai ont été exemptes d’attaques de drones Shahed.
C’est ce que rapporte Novynarnia, après avoir analysé les comptes rendus quotidiens du Service des communications du Commandement des Forces aériennes des Forces armées ukrainiennes.
En décembre, selon les comptes rendus du matin :
La Russie a lancé lors des attaques aériennes nocturnes 5 207 moyens d’attaque aérienne, dont :
- Drones « Shahed » / « Gerber » / autres drones : 5 031
- Missiles : 176
Moyens d’attaque aérienne abattus / neutralisés au total : 4 257, dont :
- Drones : 4 144
- Missiles : 113
Impacts ennemis confirmés : 917, dont :
- Drones : 869
- Missiles : ~48
Les impacts ont touché 420 localisations
Des débris de moyens d’attaque aérienne abattus sont tombés sur 44 localisations
On peut donc conclure que, comparativement à novembre, le nombre de drones et de missiles utilisés par l’ennemi lors des attaques massives en décembre a sensiblement diminué, tandis que le nombre d’impacts et de localisations touchées a augmenté.
Les dates où l’Ukraine a subi les attaques aériennes les plus massives le mois dernier :
- 6 décembre (Jour des Forces armées ukrainiennes) : 704 moyens d’attaque aérienne (653 drones de différents types et 51 missiles)
- 23 décembre: 673 moyens d’attaque aérienne (635 drones de différents types et 38 missiles)
- 27 décembre: 559 moyens d’attaque aérienne (519 drones de différents types et 40 missiles)
- 13 décembre: 495 moyens d’attaque aérienne (460 drones de différents types et 30 missiles)

