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Jour 1534 de résistance: le ministère russe des Affaires étrangères annonce une frappe contre les «centres de décision » à Kyiv le 9 mai

Les pays de l’UE ont augmenté le nombre de visas délivrés aux Russes, la France a approuvé le plus grand nombre de permis. Les Forces de défense ont frappé un complexe militaro-logistique du ministère russe de la Défense, une usine militaire et un arsenal de la Direction principale des missiles et de l’artillerie (GRAU). Le ministère russe des Affaires étrangères annonce une « frappe de représailles » contre les « centres de décision» à Kyiv le 9 mai

Les Forces de défense ont frappé un complexe militaro-logistique du ministère russe de la Défense, une usine militaire et un arsenal de la Direction principale des missiles et de l’artillerie (GRAU)

Dans la nuit du jeudi 7 mai, des drones ont attaqué le complexe militaro-logistique «Nara», appartenant au ministère russe de la Défense, dans la ville de Naro-Fominsk, dans la région de Moscou.
C’est ce qu’affirment les analystes OSINT de la chaîne Telegram « Exilenova+ ».

Des habitants de la région de Moscou se sont plaints du survol d’aéronefs, d’explosions et de l’activité de la défense antiaérienne dans plusieurs districts de la région.

Sur les vidéos publiées, on entend des explosions et l’on voit de la fumée s’élever au-dessus du site militaire.

Le complexe militaro-logistique «Nara l» est une vaste installation militaire couvrant plus de 180 à 200 hectares, située à Naro-Fominsk sur le territoire de la ville militaire n° 3.

Il est destiné au stockage et à la distribution de cargaisons militaires et assure une logistique automatisée pour les forces armées russes.

Des drones ont également attaqué la ville de Rjev, dans la région de Tver : une usine militaire et un arsenal de la Direction principale des missiles et de l’artillerie (GRAU) pourraient avoir été visés. L’un des drones est tombé près de l’usine militaire «Elektromekhanika» et du 55e arsenal du GRAU du ministère russe de la Défense.

Au total, les autorités russes ont fait état d’une attaque massive de drones contre plusieurs régions. Le ministère russe de la Défense affirme que la défense antiaérienne a détruit 317 drones. Les autorités taisent traditionnellement le nombre de drones ayant atteint leurs cibles.

La capitale de la république russe de Tchouvachie, Tcheboksary, a également été visée. On y trouve l’entreprise de défense «VNIIR-Progress», déjà attaquée le 5 mai.

Selon le ministère russe de la Défense, des drones ont également été abattus au-dessus des régions de Belgorod, Briansk, Volgograd, Voronej, Kalouga, Koursk, Lipetsk, Novgorod, Orel, Penza, Rostov, Riazan, Smolensk, Tambov, Tver, Toula et Moscou, ainsi que du kraï de Krasnodar, des républiques d’Adyguée et de Kalmoukie. Des interceptions ont aussi été signalées au-dessus de la Crimée temporairement occupée ainsi que des mers d’Azov, Caspienne et Noire.

Les médias russes rapportent que des restrictions temporaires de vols ont été instaurées dans les aéroports de Iaroslavl, Guelendjik, Krasnodar, Ijevsk, Kalouga, Vnoukovo et Cheremetievo.

Les pays de l’UE ont augmenté le nombre de visas délivrés aux Russes, la France a approuvé le plus grand nombre de permis

Malgré les sanctions et la guerre, les pays de l’Union européenne ont augmenté de plus de 10 % le nombre de visas Schengen délivrés aux citoyens russes en 2025. La France est devenue le principal défenseur des intérêts des touristes russes et le pays ayant approuvé le plus grand nombre d’autorisations d’entrée.

C’est ce qu’écrit Euractiv, citant des données confidentielles de la Commission européenne et des diplomates européens.

Selon les données du « Baromètre Schengen », les citoyens russes ont déposé plus de 670 000 demandes de visa en 2025, soit près de 8 % de plus qu’en 2024. Les pays de l’UE ont approuvé plus de 620 000 visas, une hausse de 10,2 % par rapport à l’année précédente.

Environ 77 % des visas délivrés, soit plus de 477 000, étaient des visas touristiques. Les visites à des proches et amis constituaient la deuxième catégorie la plus importante, suivies des déplacements professionnels.

Les données publiées mettent en évidence une fracture géographique et politique au sein de l’Union européenne. Près des trois quarts des demandes de visa ont été traitées par la France, l’Italie et l’Espagne, des pays éloignés du flanc oriental de l’Europe. À l’inverse, les États baltes et les pays d’Europe du Nord défendent depuis longtemps l’idée que les Russes ne devraient pas pouvoir voyager en Europe à des fins touristiques tant que Moscou poursuit sa guerre contre l’Ukraine.

Paris n’a pas seulement délivré le plus grand nombre de visas, mais a également enregistré la plus forte augmentation. En 2025, le nombre d’autorisations accordées par la France aux citoyens russes a bondi de plus de 23 %.

Cette situation met en lumière l’écart entre la rhétorique politique européenne sur l’isolement du Kremlin et l’intérêt persistant de certains pays de l’UE pour les touristes russes.

Les informations sur la délivrance massive de visas ont provoqué des tensions entre les capitales européennes. Au début de l’année 2026, les statistiques concernant les citoyens russes ont totalement disparu de la nouvelle édition du « Baromètre Schengen ». Elles n’ont été réintroduites qu’en mai dans un document technique distinct, après que huit pays de l’UE ont exigé des explications.

Selon des diplomates européens, la France a exercé une pression politique et s’est montrée particulièrement mécontente de la publication de ces chiffres dans le document.

Certains estiment également que cette controverse reflète un dilemme stratégique plus large : isoler les Russes du monde extérieur pourrait produire l’effet inverse, en les privant de toute possibilité de voir une réalité différente de celle façonnée par le Kremlin.

La Commission européenne a refusé de commenter d’éventuelles pressions exercées par des gouvernements nationaux, mais a confirmé avoir transmis en avril dernier aux États membres une mise à jour des données sur les visas délivrés aux citoyens russes.

L’Union européenne discute également d’une interdiction d’entrée visant les citoyens russes ayant une expérience de combat acquise dans la guerre contre l’Ukraine. Une initiative en ce sens devrait être présentée avant le mois de juin.

Pour rappel, en septembre 2022, l’Union européenne avait suspendu intégralement l’accord de facilitation des visas avec la Russie, tandis que la Commission européenne avait recommandé aux États membres de réduire la priorité accordée aux demandes des citoyens russes.

Par la suite, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Finlande et la Pologne ont fermé leurs frontières terrestres aux touristes russes munis de visas Schengen, quel que soit le pays les ayant délivrés. La Finlande a rejoint ces restrictions strictes à la fin du mois de septembre 2022.

En 2025, de nouvelles règles sont entrées en vigueur dans l’UE, supprimant définitivement les visas à entrées multiples pour les citoyens russes. Désormais, les Russes doivent déposer une nouvelle demande pour chaque voyage en Europe.

Le ministère russe des Affaires étrangères annonce une «frappe de représailles» contre les « lcentres de décision» à Kyiv le 9 mai

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a appelé les diplomates à évacuer Kyiv en amont d’une « frappe de représailles » russe visant les « centres de décision ».

Zakharova a déclaré que «si Kyiv met en œuvre des plans criminels pendant les jours de célébration de la victoire, des frappes seront menées, notamment contre les centres de décision».

Elle a ajouté :
«Le ministère russe des Affaires étrangères appelle les autorités de votre pays / la direction de votre organisation à faire preuve d’un maximum de responsabilité face à cette déclaration et à assurer l’évacuation préalable de Kyiv du personnel des missions diplomatiques et autres représentations, ainsi que des citoyens, en raison de l’inévitabilité d’une frappe de représailles des forces armées russes contre Kyiv, notamment contre les centres de décision, si le régime de Kyiv met en œuvre ses projets terroristes criminels pendant les jours de célébration de la Grande Victoire. »

Pour rappel, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé le 4 mai l’instauration d’un «régime de silence», devant commencer le 6 mai à 00h00. La Russie n’a pas réagi à cette initiative.

Plus tôt, le 4 mai, le ministère russe de la Défense avait unilatéralement annoncé un « cessez-le-feu » les 8 et 9 mai, tout en menaçant de frapper massivement le centre de Kyiv en cas de perturbation du défilé du 9 mai à Moscou.

Volodymyr Zelensky a ensuite affirmé que la Russie avait violé le régime de silence instauré par l’Ukraine à partir du 6 mai, et a promis une réponse symétrique.