La procédure pénale contre deux militaires de la Direction générale des renseignements de l’État-Major des forces armées russes est transférée au Bureau du Procureur militaire.

La procédure pénale contre deux militaires de la  Direction générale des renseignements de l’État-Major des forces armées russes est transférée au Bureau du Procureur militaire.
le 26 août 2015.

À Kiev, le 26 août 2015 – «La procédure penale contre Evgeny Erofeev et Alexandre Alexandrov, deux militaires russes de la  Direction générale des renseignements de l’État-Major des forces armées russes arrêtés dans le Donbass  a été transférée au Bureau du Procureur militaire. Ils sont accusés d’avoir organisé, élaboré, commis des actes de guerre agressive envers l’Ukraine. Compte tenu des preuves recueillies, une enquête contre les deux soldats a été finalisée le 25 août», a déclaré Anatoly Matios, Procureur militaire principal de l’Ukraine lors d’une conférence de presse à l’Ukraine Crisis Média Center.

Les militaires russes sont accusés selon les 5 articles du code pénal d’Ukraine : l’organisation et la réalisation de la guerre contre l’Ukraine, le deplacement d’armes et de munitions de guerre hors de contrôle douanier de l’Ukraine, la possession illégale, le stockage et le transfert des armes à feu et des munitions; la promotion d’une organisation terroriste et la commission d’un acte terroriste qui a conduit à la mort de militaires des  Forces armées de l’Ukraine. Anatoly Matios a déclaré que l’acte d’accusation serait transmis au tribunal en 10 jours à venir.

À titre d’information : deux militaires russes Evgeny Erofeev et Alexandre Alexandrov ont été arrêtés par les militaires ukrainiens du bataillon «Aydar » le 16 mai 2015 près de la ville Chtchastia (région de Lougansk). Il s’est avéré rapidement qu’ils étaient des militaires de l’armée de la Fédération de Russie et étaient arrivés en Ukraine en tant que des membres d’un groupe de renseignement de 220 personnes. Ce groupe devait capturer des officiers de l’armée ukrainienne et repérer les endroits permettant l’installation de ponton traversant la rivière Siversky Donets. Le 16 mai, Evgeny Erofeev et Alexandre Alexandrov ont attaqué le point de passage «Façade» près de Chtchastia afin de capturer des officiers ukrainiens, mais ont été grièvement blessés puis retenus par les militaires ukrainiens. La Fédération de Russie a refusé de reconnaître officiellement que Erofeev et Alexandrov étaient les militaires de carièrre russes. «Notre Patrie n’a jamais renié ses militaires, la Fédération de la Russie l’a fait», a souligné le Procureur militaire ukrainien.

Anatoly Matios a déclaré que le Bureau du Procureur militaire avait réuni en une seule procédure penale plus de 3 000 procédures concernant les crimes commis par les militaires russes et les séparatistes pro-russes sur le territoire ukrainien, y compris la création des organisations terroristes, le terrorisme, dommage intentionnel à la propriété etc. «Je suis persuadé que bientôt, il y aura une quinzaine de verdicts dans nos tribunaux ukrainiens. Tous les tribunaux seront publics et aucun accusé n’osera chanter l’hymne russe, comme les prisonniers politiques ukrainiens emprisonnés en Russie ont fait».

Le Procureur militaire a aussi souligné que la poste avait livré une convocation à l’interrogatoire au chef de l’État-major russe. «Le travail de routine accompli par les tribunaux ukrainiens qui préparent des matériaux pour la Cour de Justice Internationale est en cours. Le Mémorandum de Budapest a été violé, nous avons des preuves de la guerre hybride menée par la Russie sur le territoire ukrainien et les personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes lourds contre l’État ukrainien comparaîtront en justice», a déclaré Anatoly Matios. «Les crimes de guerre n’ont pas de prescription. Il y a eu déjà trois tribunaux : celui de Nuremberg, de Tokyo et de La Haye. Nous fournirons des preuves pour le quatrième tribunal international. Il faut que le chef d’État-majot russe sache qu’un jour, il sera assis sur le banc des accusés».

Anatoly Matios a souligné aussi que la Fédération de la Russie pourrait avoir recours à toute sorte de provocations et de la pressions afin de tenter d’influencer la décision du tribunal ukrainien dans l’affaire d’Erofeev et Alexandrov.

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