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Jour 1499 de résistance: les Forces de défense de l’Ukraine ont détruit des drones russes Orion en Crimée occupée

Les Forces de défense de l’Ukraine ont détruit des drones russes Orion en Crimée occupée. L’Institute for the Study of War a réfuté les déclarations de la Russie sur l’occupation de toute la région de Louhansk, expliquant pourquoi Moscou l’a affirmé pour la troisième fois et précisément maintenant. Une entreprise japonaise investira 10 millions de dollars dans le secteur de la défense ukrainien, en commençant par des drones intercepteurs.

Les Forces de défense de l’Ukraine ont détruit des drones russes Orion en Crimée occupée

Les Forces de défense de l’Ukraine ont, dans la nuit du 2 avril, détruit quatre unités et un point de préparation pré-vol de drones lourds Orion, un avion An-72P ainsi qu’un radar Mech sur l’aérodrome de Kirovske, en Crimée temporairement occupée. C’est ce qu’a annoncé le commandant des forces de systèmes sans pilote Robert Brovdi.

Il a précisé que les militaires du 1er centre distinct de systèmes sans pilote et du 9e département du renseignement militaire ukrainien ont effectué une « visite de courtoisie » sur la base et le site de préparation des drones de frappe et de reconnaissance Orion, modernes et coûteux.

À la suite de l’attaque contre l’aérodrome de Kirovske, près de la localité de Krasnosilske en Crimée, ont été détruits : quatre drones Orion, un avion de transport An-72P et une station radar mobile bidimensionnelle de surveillance circulaire P-37 « Mech ». Les frappes ont été réalisées à l’aide de drones FP-2 de fabrication ukrainienne, équipés d’une charge militaire de 60 à 100 kg.

Selon Robert Brovdi, l’Orion est un drone capable de rester en l’air pendant 24 heures avec un rayon d’action de 250 à 300 km. Il effectue des missions de reconnaissance et peut emporter jusqu’à 250 kg d’armement (missiles ou bombes) à une altitude allant jusqu’à 7,5 km.

L’Institute for the Study of War a réfuté les déclarations de la Russie sur l’occupation de l’ensemble de la région de Louhansk, expliquant pourquoi Moscou l’a affirmé pour la troisième fois et précisément maintenant

Le 1er avril, le ministère de la Défense de la Russie a affirmé pour la troisième fois depuis le début de l’invasion à grande échelle que les forces russes auraient entièrement occupé la région de Louhansk. L’Institute for the Study of War a analysé cette déclaration.

Les analystes rappellent que les troupes russes contrôlent la majeure partie de la région depuis octobre 2022. Toutefois, au 1er avril 2026, les données en sources ouvertes indiquent que la Russie contrôle environ 99,84 % de la région de Louhansk, mais n’a pas pris les localités de Nadiïa et Novoiehorivka, situées à l’est de Borova, dans l’oblast de Kharkiv.

L’ISW souligne que des responsables russes ont déjà affirmé à plusieurs reprises avoir conquis toute la région. En juillet 2022, l’ancien ministre de la Défense Sergey Shoigu avait fait une première déclaration en ce sens. En juin 2025, Leonid Pasechnik avait répété cette affirmation. Plus tard, en octobre 2025, Vladimir Putin déclarait que les forces ukrainiennes ne contrôlaient plus que 0,13 % de la région.

Selon l’ISW, les forces russes contrôlent effectivement la majeure partie de Louhansk depuis l’automne 2022, lorsque la ligne de front s’est stabilisée après la contre-offensive ukrainienne dans la région de Kharkiv. Les déclarations du Kremlin en 2025 et 2026 exagèrent donc des changements mineurs sur le front afin de donner l’impression d’une progression rapide des troupes russes.

Ces affirmations exagérées s’inscrivent dans une campagne d’information coordonnée plus large, souligne l’ISW. L’objectif est de créer un faux sentiment d’urgence pour contraindre l’Ukraine à céder les parties non occupées de l’oblast de Donetsk.

Ainsi, la nouvelle déclaration du ministère russe de la Défense fait partie d’une guerre cognitive visant à présenter la défense ukrainienne comme « au bord de l’effondrement » et à pousser les États-Unis ainsi que d’autres partenaires de Kyiv à contraindre l’Ukraine à céder des territoires que les forces russes ne sont probablement pas en mesure de conquérir par la force à moyen terme, si tant est qu’elles en soient capables.

Une entreprise japonaise investira 10 millions de dollars dans le secteur de la défense ukrainien, en commençant par des drones intercepteurs

La société japonaise Terra Drone Corporation a conclu un partenariat stratégique avec l’entreprise ukrainienne Amazing Drones, spécialisée dans le développement et la production de drones intercepteurs, rapporte Defender Media. Le montant de l’accord n’a pas été communiqué.

Terra Drone Corporation a indiqué vouloir étendre ses activités en Ukraine et utiliser l’expérience acquise en conditions de combat pour développer des projets internationaux. Le fonds total d’investissements prévu par l’entreprise pour des projets en Ukraine s’élèverait à environ 10 millions de dollars.

Cet investissement s’inscrit dans une stratégie plus large de l’entreprise visant à entrer sur le marché des technologies de défense : en 2026, elle a annoncé le lancement d’une division dédiée et prévoit de déployer ses activités notamment en Ukraine et dans les pays de l’OTAN.

Les drones intercepteurs d’Amazing Drones ont une portée allant jusqu’à 32 km et peuvent atteindre une vitesse de 300 km/h, selon Defender Media.