Jour 1602 de résistance: les drones ukrainiens ont frappé la dernière grande raffinerie de pétrole russe spécialisée dans la production d’essence

«Cela deviendra extrêmement dangereux»: Zelensky met en garde contre une possible escalade de la part de Poutine.

Après avoir parcouru plus de 1 500 kilomètres, des drones ukrainiens ont frappé la dernière grande raffinerie de pétrole russe spécialisée dans la production d’essence.

CNN: Trump est prêt à soutenir les sanctions contre la Russie proposées par le sénateur Graham.

Après avoir parcouru plus de 1 500 kilomètres, des drones ukrainiens ont frappé la dernière grande raffinerie russe spécialisée dans la production d’essence

Dans la nuit du 14 juillet, les unités des Forces de défense ukrainiennes ont frappé plusieurs cibles militaires et militaro-économiques importantes de la Russie. Parmi elles figurait le complexe pétrochimique Gazprom Neftekhim Salavat, situé dans la république russe du Bachkortostan.

L’état-major des Forces armées ukrainiennes a confirmé que le complexe avait été touché.

«Une frappe sur l’installation a été confirmée, suivie d’un incendie sur le site de l’entreprise. L’ampleur des dégâts et les résultats de l’attaque sont en cours d’évaluation », indique le communiqué.

L’état-major a également souligné que cette entreprise est l’un des plus grands complexes de raffinage et de pétrochimie de Russie.

Sa capacité annuelle de traitement s’élève à environ 10 millions de tonnes de pétrole. Le complexe produit de l’essence, du diesel, du carburant d’aviation, des lubrifiants et d’autres produits utilisés pour soutenir l’économie russe ainsi que son appareil militaire.

Par ailleurs, la raffinerie Afipsky, située dans la région russe de Krasnodar, a de nouveau été frappée.

Un incendie a été constaté à proximité du site industriel. L’ampleur des dégâts et les résultats de la frappe sont toujours en cours d’évaluation, a précisé l’état-major ukrainien.

La raffinerie d’Afipsky dispose d’une capacité de traitement d’environ 6,25 millions de tonnes de pétrole par an. Elle est considérée comme l’une des principales raffineries du sud de la Russie, produisant des carburants automobiles et des composants destinés aux besoins du pays, notamment ceux de l’armée d’occupation russe.

L’état-major a également annoncé une frappe contre une zone de transbordement maritime près de Gelendjik, dans la région de Krasnodar. Cette installation est utilisée pour le transfert de pétrole ainsi que pour le soutien de la logistique maritime et militaire russe.

L’étendue des dégâts fait toujours l’objet d’une évaluation.

En outre, cinq pétroliers, cinq cargos et un remorqueur de rade ont été touchés dans la mer d’Azov. Selon l’état-major, ces navires étaient utilisés pour transporter du pétrole et des produits pétroliers russes en contournant les sanctions internationales.

Un dépôt de munitions ennemi dans Donetsk occupée ainsi qu’un centre logistique dans Louhansk occupée ont également été visés.

De leur côté, les Forces d’opérations spéciales (SSO) ukrainiennes, commentant l’attaque contre Gazprom Neftekhim Salavat, ont souligné que ce complexe, situé dans la ville de Salavat (république du Bachkortostan), était la dernière grande raffinerie productrice d’essence en Russie à ne pas avoir encore été frappée cette année.

«La mission a été menée en coordination avec le mouvement de résistance clandestin Tchornaïa Iskra opérant sur le territoire de la Fédération de Russie », indique leur communiqué.

Les SSO ont précisé que les drones, après avoir parcouru près de 1 500 kilomètres, « ont atteint avec succès leurs objectifs». Selon les premières informations, l’installation critique de distillation primaire du pétrole AVT-6, ainsi que d’autres infrastructures de production de l’usine, auraient été touchées.

Plus tôt, le 14 juillet, des informations faisaient état d’une série d’explosions dans la zone du complexe Gazprom Neftekhim Salavat, suivies d’un important incendie.

Il avait également été rapporté que, dans la région russe de Krasnodar, une attaque de drones avait provoqué un incendie près de la raffinerie d’Afipsky, à proximité du parc de réservoirs de stockage.

CNN : Trump est prêt à soutenir les sanctions contre la Russie proposées par le sénateur Graham

Le président américain Donald Trump est prêt à soutenir l’adoption du projet de loi bipartite sur les sanctions contre la Russie, initié par le sénateur Lindsey Graham.

C’est ce qu’a rapporté CNN, citant un responsable de la Maison-Blanche.

Selon la chaîne, Trump a apporté son soutien au projet de loi seulement quelques jours après le décès soudain du sénateur Lindsey Graham. Cette évolution devrait faciliter davantage l’adoption du texte, sur lequel Graham travaillait depuis de nombreuses années dans le but de le faire approuver définitivement.

Auparavant, Lindsey Graham et le sénateur démocrate Richard Blumenthal avaient déclaré que l’administration Trump était prête à soutenir ce paquet de sanctions. Le vendredi 10 juillet, ils avaient annoncé être parvenus à un accord après de longues négociations. À ce moment-là, il n’était toutefois pas encore clair si Donald Trump soutiendrait personnellement le projet de loi, lui qui l’avait critiqué à plusieurs reprises en réclamant des pouvoirs plus étendus pour imposer lui-même des sanctions.

Plus tôt dans la journée de lundi, le chef de la majorité républicaine au Sénat, John Thune, a déclaré que la Maison-Blanche avait étroitement collaboré avec Graham sur ce projet de loi et s’est dit optimiste quant à son adoption.

«Cela nécessitera le soutien des démocrates comme des républicains au Sénat, mais j’espère que nous y parviendrons ».

Selon Thune, durant les derniers jours de sa vie, le paquet de sanctions était « ce qui tenait le plus à cœur à Graham comme accomplissement, et il constituera sans aucun doute l’héritage majeur de sa carrière ».

De son côté, le sénateur démocrate Richard Blumenthal a indiqué qu’il prévoyait de discuter prochainement avec les dirigeants du Sénat de la finalisation du texte ainsi que de la désignation d’un nouveau coparrain républicain après le décès de Graham.

D’après CNN, le projet de loi permettrait à Donald Trump d’imposer des droits de douane élevés sur les importations en provenance des pays qui achètent du pétrole, du gaz naturel et de l’uranium russes, afin d’accroître la pression économique sur la Russie en raison de sa guerre contre l’Ukraine.

Pour rappel, Lindsey Graham, sénateur républicain de longue date représentant la Caroline du Sud, est décédé le 11 juillet.

La veille, le 10 juillet, il s’était rendu en Ukraine, où il avait rencontré le président Volodymyr Zelensky, aux côtés de son collègue de la Chambre des représentants, Michael McCaul, président d’honneur de la commission des Affaires étrangères.

Le 10 juillet, Graham avait annoncé être parvenu à un accord avec la Maison-Blanche sur une version du projet de loi relatif aux sanctions contre la Russie.

«Cela deviendra extrêmement dangereux» : Zelensky met en garde contre une possible escalade de la part de Poutine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que si le dirigeant russe Vladimir Poutine n’atteignait pas ses objectifs dans la guerre contre l’Ukraine, il pourrait choisir d’intensifier le conflit.

Il l’a affirmé dans une interview accordée à la chaîne française BFMTV.

Selon le président ukrainien, si Poutine n’obtient pas la victoire, «il deviendra très dangereux, et pas seulement pour nous».

«Il tentera d’occuper d’autres territoires, d’autres peuples, et recommencera à tuer, à tuer des gens», a souligné Zelensky.

Il a ajouté que Poutine pourrait chercher à entraîner davantage de pays dans la guerre.

Évoquant la possibilité d’un cessez-le-feu, Zelensky a estimé qu’il était « possible », mais très difficile à obtenir.

«Nous devons mettre fin à cette guerre. Et il y a une partie — la Russie — qui ne le veut pas. Elle ne le montre qu’en paroles», a déclaré le président, ajoutant qu’un cessez-le-feu ne se résume pas à des déclarations, mais exige des actions concrètes.

Zelensky a également affirmé que Poutine est « un menteur » lorsqu’il évoque un éventuel cessez-le-feu, « car ce qu’il recherche, c’est la victoire».

Le 13 juillet, Volodymyr Zelensky a déclaré que les positions de l’Ukraine sur le front en 2026 étaient plus solides que lors de toutes les années précédentes.

Il a également estimé que les missiles balistiques constituaient le dernier moyen dont disposait Poutine pour prolonger autant que possible la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine.

Le 14 juillet, le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Oleksandr Syrsky, a déclaré que, dans la région de Donetsk, les forces russes perdaient plus de 400 soldats pour s’emparer d’un seul kilomètre carré de territoire.