La semaine en Ukraine a été marquée par la poursuite des combats et par l’attention portée à la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, qui a visiblement aussi des conséquences pour le théâtre des opérations russo-ukrainien. Au début de la semaine, de nombreux experts ont commencé à affirmer que la hausse des prix du pétrole transformait la guerre en Iran en répit pour l’économie russe. À la fin de la semaine, il a été rapporté que les États-Unis et leurs alliés épuisaient leurs stocks de missiles Patriot dans la guerre contre l’Iran, ce dont la russie pourrait profiter, selon Politico.
Dans le même temps, l’Ukraine a reçu au moins 11 demandes concernant des intercepteurs de drones. Volodymyr Zelenskyi a commenté cette situation en affirmant que l’Ukraine avait désormais « des cartes », et que « tout le monde l’avait compris ».
L’Ukraine continue de tenir la défense. Sur l’axe d’Oleksandrivka, l’armée ukrainienne poursuit une opération de contre-offensive. Les contre-attaques ukrainiennes dans le sud ont provoqué des conséquences « en cascade » pour les forces russes et perturbent les plans de la russie pour 2026, selon l’ISW. Au milieu de la semaine, l’Ukraine a lancé un nombre record de drones contre la russie en l’espace de 24 heures. Par ailleurs, les forces de défense ont pour la première fois corrigé par drone une frappe contre une usine stratégique russe produisant de l’électronique pour les missiles. Des drones du SBU ont également frappé la station de pompage de pétrole de Tikhoretsk.
La russie, de son côté, intensifie ses frappes contre la logistique, visant de plus en plus souvent les ports et les chemins de fer. Les civils continuent également de mourir sous les frappes russes. Cette semaine, la russie a mené une frappe aérienne contre le centre de Sloviansk, faisant deux morts et 17 blessés, dont un enfant. À la fin de la semaine, une attaque nocturne russe dans l’oblast de Tchernihiv a tué une jeune fille de 15 ans, tandis que ses parents ont été blessés.
La commission internationale de l’ONU a reconnu la déportation par la russie d’enfants ukrainiens comme un crime contre l’humanité.
La commission internationale d’enquête de l’ONU sur les violations en Ukraine a conclu que le transfert forcé et la déportation d’enfants par la russie constituaient des crimes contre l’humanité. Les retards dans le retour des enfants ukrainiens chez eux ont également été qualifiés de crime de guerre.
Ces conclusions figurent dans un rapport présenté lors de la 61e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ont indiqué le procureur général Ruslan Kravchenko et la conseillère présidentielle aux droits de l’enfant et à la réhabilitation des enfants, Daria Herasymchuk.
La commission internationale a documenté au moins 1 205 cas d’enfants ukrainiens transférés par la russie depuis les oblasts de Donetsk, Louhansk, Kherson, Kharkiv et Mykolaïv. Plus de 80 % de ces enfants restent sous le contrôle des occupants. Ils ont été placés dans des familles russes ou dans des institutions de 21 régions de la fédération de russie. Dans le même temps, la citoyenneté russe leur a été attribuée et ils ont été intégrés dans des bases de données d’adoption. Le rapport conclut que la russie mène une politique étatique coordonnée, impliquant des responsables à différents niveaux, dont le chef du Kremlin, Vladimir Poutine.
