La semaine a été marquée par la poursuite des combats ainsi que par des frappes de longue portée intensives sur le territoire de l’Ukraine et de la Russie. La Russie continue parallèlement d’intensifier la menace nucléaire, notamment à travers l’organisation d’exercices conjoints sur le territoire du Bélarus.
Au début de la semaine, l’Ukraine a mené l’attaque la plus importante contre Moscou et la région de Moscou depuis le début de la guerre. Plus tard, les Forces de défense ont frappé la raffinerie Loukoïl-Nijegorodnefteorgsintez ainsi que la station de pompage pétrolier Iaroslavl-3, a indiqué l’état-major des Forces armées ukrainiennes. En fin de semaine, il a également été rapporté que la raffinerie de Syzran, en Russie, était en feu après une attaque de drones ukrainiens.
Par ailleurs, cette semaine, il est apparu que l’Ukraine avait développé sa propre bombe aérienne guidée de haute précision, déjà prête à un usage au combat. Les forces ukrainiennes ont aussi réussi à reprendre ponctuellement certains territoires, notamment des positions clés à Stepnohirsk, désormais sous le contrôle des Forces de défense.
Dans le même temps, la Russie a poursuivi ses frappes intensives contre l’arrière du territoire ukrainien. Cette semaine, une frappe balistique a touché le centre de Prylouky, faisant deux morts et de nombreux blessés, tandis qu’un hypermarché Epicentr et une entreprise ont été endommagés. De nouvelles victimes civiles ont également été recensées après des frappes aériennes à Konotop et à Dnipro. Depuis le début de l’invasion à grande échelle, la Russie a tué 15 850 civils en Ukraine, dont 791 enfants, selon l’ONU.
En fin de semaine, le chantage nucléaire de la Russie s’est intensifié après l’annonce d’exercices nucléaires de grande ampleur. Jeudi, le SBU a annoncé des mesures de sécurité sans précédent dans cinq régions frontalières de la Russie et du Bélarus.
L’Ukraine reprend l’initiative tactique sur le front et augmente les pertes russes, selon l’ISW.
Les Forces de défense ukrainiennes rétablissent progressivement l’initiative tactique dans plusieurs secteurs de la ligne de front après une série de contre-offensives et grâce à l’augmentation des pertes subies par l’armée russe, indique l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW) dans son rapport du 20 mai.
L’armée ukrainienne a obtenu ces derniers mois ses plus grands succès sur le front depuis l’opération de Koursk en août 2024. Depuis novembre 2025, les Forces de défense ont libéré une grande partie de Koupiansk, dans la région de Kharkiv. Durant l’hiver et le printemps 2026, elles ont repris plus de 400 kilomètres carrés dans le sud de l’Ukraine, ainsi que plusieurs localités dans l’ouest de la région de Zaporijjia depuis fin avril 2026.
Les contre-offensives ukrainiennes dans le sud ont entraîné une série de conséquences opérationnelles et stratégiques pour l’offensive russo-printanière et estivale dans le Donbass, contraignant la Russie à choisir entre la défense de ses positions et l’allocation de ressources aux assauts sur les axes prioritaires, analyse l’ISW.
