Kyiv
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La défense des droits de l’Homme en Crimée a obtenu une récompense internationale

La défense des droits de l’Homme en Crimée a obtenu une récompense internationale
Kyiv, le 01 juin 2017.

Emile Kourbedinov, avocat et défenseur des droits de l’Homme en Crimée, a été récompensé par une organisation internationale Front Line Defender. Cette récompense permet de venir en aide aux  défenseurs des droits de l’Homme qui travaillent en Crimée et elle agit également comme levier de pression internationale sur la Fédération de Russie.

Une récompense pour un défenseur de droits de l’Homme en Crimée

Front Line Defenders se bat pour les droits des défenseurs des droits de l’Homme qui travaillent dans des conditions dangereuses, qui risquent leur vie, leur santé et leur liberté. C’est la première fois que cette récompense revient à un Ukrainien. « Cette récompense est très importante pour tous ceux qui travaillent en Crimée. Ce n’est pas ma récompense, c’est une récompense pour tous les défenseurs des droits de l’Homme, des activistes qui travaillent ici, mais aussi en Crimée et qui n’ont pas peur de faire leur travail ; cela encourage les habitants, en Crimée mais également en Russie, à se battre par des moyens pacifiques, ouvertement et publiquement », a déclaré Emile Kourbedinov lors d’une conférence de presse à l’Ukraine Crisis Média Center.

Des poursuites contre les activistes et les défenseurs des droits de l’Homme en Crimée

Emile Kourbedinov a souligné que la pression effectuée sur les activistes et les défenseurs des droits de l’Homme en Crimée ne fait que se renforcer. Il a parlé de vagues d’arrestations de journalistes, d’activistes et de défenseurs des droits de l’Homme, notamment du cas de Nikolaï Polozov, avocat d’AkhtemTchyigoz. Après son discours à l’APCE, Polozov a été arrêté et a passé 10 jours en cellule d’isolement pour une accusation fictive.  Actuellement, les procès concernant les affaires des prisonniers politiques se passent à huis clos au prétexte d’un important niveau d’instabilité socio-politique et de menace terroriste. « Ceci est une violation du droit international et national », souligne Kourbedinov.

Cependant, les activistes viennent aux audiences, même s’ils attendent devant des portes fermées. « Les défenseurs des droits de l’Homme ne se laissent pas décourager et continuent leur travail. Ils créent des plateformes, comme «Solidarité de Crimée » et «Nos enfants », pour aider les enfants des prisonniers politiques », a-ti-l dit.

Selon Emile Kourbedinov, les services secrets russes surveillent de près les défenseurs des droits de l’Homme qui défendent les prisonniers politiques en Crimée et ailleurs. « Cela a néanmoins un impact positif sur tous ceux qui sont en prison et, je pense que cela influence les forces de l’ordre russes. Dans les derniers documents concernant la prolongation de la durée de détention, elles commencent à ajouter des documents de sites d’organisations internationales qui sont en mesure de les soutenir. Et dire qu’en dehors de la Russie, ces gens-là sont considérés comme des prisonniers politiques qu’il ne faut surtout pas libérer, car ils peuvent prendre la fuite ».

Emile Kourbedinov a souligné que le soutien des Ukrainiens, des journalistes, des défenseurs des droits de l’Homme et des simples citoyens était très important pour ceux qui sont opprimés en Crimée.

 

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