Сonférence de Munich, Réformes/Stratagèmes de corruption, Les élections 2019/Nouvelles côtes sociologiques

Сonférence de Munich, Réformes/Stratagèmes de corruption,  Les élections 2019/Nouvelles côtes sociologiques
le 18 février 2019.

Situation dans la zone du conflit

Les forces d’occupation russes continuent de violer le régime de cessez-le-feu, y compris en utilisant des armes interdites par les accords de Minsk. Dans le champ d’opérations du groupe opérationnel et tactique “Nord”, dans la matinée du 14 février, un bombardement de la localité de Novolouhansk à l’aide d’artillerie de 152 mm, avec l’utilisation d’obus de haute précision de la production russe “Krasnopil”, a provoqué la destruction d’un bâtiment résidentiel. Ce fait est confirmé par la délégation ukrainienne auprès du Centre de contrôle et de coordination du cessez-le-feu.


L’Ukraine à la conférence de Munich sur la sécurité

La Conférence sur la sécurité, qui se tient à Munich pour la 55ème année consécutive, est le forum international le plus influent au monde. Cette année, elle a même battu ses propres records. Au total, 35 chefs d’État et de gouvernement se sont rendus dans la capitale bavaroise, plus de cinquante ministres de la défense et des ministres des affaires étrangères, la plus grande délégation de responsables américains de l’histoire, etc.

Le “paquet Azov” des sanctions? Immédiatement après les premières réunions dans le cadre de la Conférence de Munich sur la sécurité, Petro Poroshenko a annoncé une victoire diplomatique. “Dans le domaine des sanctions, nous avons coordonné nos efforts aujourd’hui. Le “Paquet de sanctions Azov” discuté et approuvé est exactement ce que je vous avais promis en décembre”, a déclaré le président ukrainien aux journalistes vendredi soir. Ces propos ont également été publiés sur le site officiel du président, avec la précision que l’approbation officielle des nouvelles sanctions doit avoir lieu en début de semaine.

UE: sanctions personnelles contre le FSB et soutien à l’infrastructure de l’Ukraine. En dépit des déclarations de Porochenko, il n’y a pas de consensus au sein de l’UE concernant une pression croissante sur la Russie. Rappelons qu’en décembre dernier, avant le sommet de l’UE, l’Ukraine avait avec insistance demandé à l’Union européenne d’introduire des sanctions pour le paquet Azov. Parmi les propositions ukrainiennes, il y avait l’idée d’interdire l’entrée des navires russes dans les ports des États membres de l’UE. Mais les dirigeants européens ont alors décidé qu’aucune nouvelle sanction contre la Russie ne serait introduite.

Aujourd’hui, au contraire, la question des sanctions personnelles – celles qui sont adoptées non pas contre la Russie en tant qu’État, mais individuellement contre des citoyens – a été résolue. Lundi 18 février, le Conseil des affaires étrangères de l’UE a ajouté sur la liste des sanctions, interdisant l’entrée et prévoyant la saisie d’actifs, huit gardes-frontières et agents du Service de sécurité fédéral russe, impliqués dans la décision d’attaquer les navires ukrainiens. C’est plutôt une décision symbolique. Les agents du FSB ne doivent certainement pas avoir de comptes dans les banques européenne et n’auraient certainement pas l’intention de se rendre dans l’immédiat dans l’Union européenne “hostile”.

En revanche, lors du sommet, il a été décidé de soutenir l’Ukraine, en particulier dans les projets d’infrastructure. Lundi, lors d’une réunion du Conseil de l’UE, les ministres des Affaires étrangères doivent entamer un processus de coordination des projets d’assistance. Dans ce qui est considéré actuellement, il y a des initiatives dans le secteur du transport (par exemple, un prêt ou une subvention pour la construction de la route Zaporijjya-Marioupol, qui devrait rapprocher la ville située en première ligne des combats du reste de l’État), ainsi que des projets d’approvisionnement en eau, qui sont extrêmement importants pour le Donbass.

Les Etats-Unis: nouvelles sanctions possibles contre la Russie. Les États-Unis sont plus enclins que l’UE à imposer de nouvelles sanctions à la Fédération de Russie. Lors de réunions avec Porochenko, les représentants du Sénat ont également promis de promouvoir des sanctions en réponse à la crise d’Azov. En particulier, l’attaque contre des navires ukrainiens est explicitement mentionnée comme une nouvelle raison de l’imposition de sanctions dans le nouveau projet de loi sur les sanctions au Parlement américain. Entre autres choses, il est proposé d’introduire des restrictions dans le secteur de la construction navale de la Fédération de Russie, ainsi que des restrictions supplémentaires dans le secteur pétrolier et énergétique.


La meilleure réformatrice reprend ses fonctions: les stratagèmes de corruption qu’Ulyana Suprun a détruits
Le 5 février, le tribunal administratif de district de Kyiv, sur appel d’un député du parti radical Igor Mosiytchouk, a temporairement retiré à Ulyana Suprun ses fonctions de responsable du ministère de la Santé. Elle est incompétente, disent-ils, et a toujours sa citoyenneté américaine. Cette nouvelle est devenue l’épicentre des débats et de l’indignation de la société ukrainienne. Le 13 février, le Conseil des ministres a rendu une ordonnance autorisant Ulyana Suprun à occuper le poste de ministre de la Santé. Le magazine “Novoe vremya” a publié un texte qui explique quels systèmes de corruption la ministre a réussi à détruire et qui pourrait en être mécontent. Nous publions les principales thèses de l’analyse de “Novoe vremya”.

Suprun, une ancienne citoyenne américaine venue s’installer dans le pays de ses ancêtres pour le réformer, est devenue le fer de lance du changement. Les changements qu’elle a entrepris sont si importants qu’ils ont ému tout le pays et touché des millions d’Ukrainiens.

Cependant, depuis l’été 2016, Ulyana Suprun travaille avec le statut de “ministre par intérim”, car les députés n’arrivent toujours pas à rassembler le nombre de votes nécessaire pour la nommer ministre de la Santé. Dès que Suprun a commencé à exercer ses fonctions au ministère de la Santé, ses opposants, parmi lesquels des médecins réputés et des députés, se sont dressés contre elle. La commission parlementaire de la santé dirigée par Olga Bohomolets du Bloc Petro Poroshenko (BPP) est devenue l’ennemi collectif de Suprun, elle a tenté de révoquer la fonctionnaire à deux reprises.

Les marchés publics: 40% d’économie. En 2015, l’Ukraine est passée aux marchés publics de médicaments par l’intermédiaire d’organisations internationales. En conséquence, selon la Chambre des comptes, le budget a commencé à économiser chaque année 40% du montant alloué à l’achat des médicaments. Par exemple, en 2018, les achats publics de médicaments ont atteint 5,9 milliards d’UAH, avec pour résultat des économies qui se sont élevées à 2,36 milliards de UAH. La décision sur les intermédiaires internationaux doit être poursuivie chaque année au niveau gouvernemental, ce qui est régulièrement effectué par le ministère de la Santé de Suprun. Actuellement, le ministère emploie trois grandes organisations internationales: Crown Agents, le PNUD et l’UNICEF. Auparavant, l’État achetait les médicaments lors d’appels d’offres qui étaient remportées le plus souvent par des sociétés associées aux entreprises bien connues du secteur pharmaceutique.

La réanimation cardiaque. Il y a trois ans, le ministère de la santé a commencé à réformer le système de traitement des maladies cardiovasculaires. Le bureau de Suprun a presque triplé l’achat de stents – des vasodilatateurs, nécessaires aux opérations d’urgence en cas d’infarctus aigu du myocarde. En conséquence, les malades ont eu accès au traitement à un moindre coût, le prix d’achat des endoprothèses étant passé de 2500 à 9 800 UAH. à 2 000-3 400.

Le ministère a également changé le système de leur distribution. Auparavant, l’agence fournissait ces stents pour une installation gratuite aux patients, pas à tous, mais seulement en cas d’urgence, aux services de santé régionaux. La quantité fournie dépendait de la population de la région. Maintenant, le ministère envoie des stents aux hôpitaux, en tenant compte du nombre d’opérations qu’ils effectuent. “Auparavant, une partie des endoprothèses était conservée dans des boîtes pour les fournir à qui en avait besoin. Il n’y avait aucun critère de distribution. Le processus était incontrôlé “, a expliqué Oleksandre Lintchevsky, vice-ministre de la Santé.

Surmonter la dépendance à l’insuline. En 2017, grâce à l’équipe de Suprun, un registre électronique unique des patients insulino-dépendants a commencé à fonctionner en Ukraine. Tous les patients diabétiques qui ont régulièrement besoin d’injections d’insuline sont désormais inscrits dans une base informatique sécurisée, que seuls un médecin et un pharmacien peuvent consulter. Le premier prescrit une ordonnance électronique pour ce médicament. Et le second le vérifie dans le registre, le délivre au patient gratuitement ou à un prix réduit. En Ukraine, selon des documents, 220 000 patients ont officiellement reçu de l’insuline. Mais, selon Lintchevsky, après que le registre a été mis en place, le nombre a soudainement baissé à 174 000. La différence de 46 000 patients étaient payée par les budgets des régions et des municipalités, a précisé le vice-ministre.

Accès aux informations sur les médicaments dans les hôpitaux. Grâce aux efforts déployés par Suprun depuis 2016, chaque hôpital ukrainien est obligé de publier une liste de ses médicaments disponibles dans des endroits accessibles aux patients, et ces informations doivent être mises à jour chaque semaine. La disponibilité des médicaments achetés sur des fonds budgétaires peut maintenant être vérifiée sur le site eliky.in.ua. Selon Suprun, les hôpitaux dissimulaient aux patients des médicaments achetés  avec l’argent de l’État et les revendaient à des pharmacies, qui se trouvaient souvent dans le même établissement médical.


Les élections 2019: Nouvelles côtes sociologiques

Au total, 26,9% des Ukrainiens qui voteront à l’élection présidentielle ont l’intention de voter en faveur du comédien Volodymyr Zelensky. Tels sont les résultats du sondage de l’Institut international de sociologie de Kyiv (KIIS), mené du 31 janvier au 10 février, et annoncés le 14 février, selon Interfax-Ukraine. Volodymyr Zelensky est suivi par l’actuel chef de l’État Petro Porochenko (17,7%) et la dirigeante du parti “Batkivchtchyna”, Yulia Tymoshenko (15,8%).

Toujours selon les résultats du sondage de l’Institut international de sociologie de Kyiv (KIIS), au deuxième tour de l’élection présidentielle, l’actuel chef de l’Etat, Petro Poroshenko, perdrait face à la dirigeante du parti “Batkyvchtchyna”, Yulia Tymoshenko avec 18,9% contre 27%, et face au showman Volodymyr Zelensky avec 18,1% contre 39,6%. Cependant, Tymoshenko perdrait face à Zelensky.

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