À 1 400 kilomètres de l’Ukraine: deux raffineries de pétrole ont été touchées dans la ville russe d’Oufa. L’occupation de la Crimée se transforme pour la Russie d’un triomphe en une catastrophe, selon The Economist. Ursula von der Leyen a annoncé à Gdańsk le versement de la première tranche du prêt de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine, ainsi qu’un financement supplémentaire pour les drones.
L’occupation de la Crimée se transforme pour la Russie d’un triomphe en une catastrophe, selon The Economist
Les drones ukrainiens ont transformé la Crimée occupée par la Russie en véritable zone de guerre. Il devient chaque jour plus difficile d’y maintenir l’apparence d’une vie normale.
C’est ce qu’écrit The Economist, qui décrit comment la péninsule annexée est en train de devenir un fardeau stratégique pour Moscou.
Les attaques visent notamment des installations militaires, des gares ferroviaires, des centrales électriques et d’autres infrastructures. Une exception demeure : Yalta, protégée par les montagnes et dépourvue d’objectifs militaires importants. Le reste de la Crimée s’est transformé en théâtre d’opérations.
Selon le ministre ukrainien de la Transformation numérique, Mykhailo Fedorov, « tout porte à croire que la Crimée deviendra bientôt une île ».
D’après The Economist, les frappes contre la Crimée revêtent une importance particulière. La péninsule sert à la Russie de base logistique et de plateforme de projection militaire. Elle possède également une forte valeur symbolique : son annexion en 2014 avait constitué l’un des plus grands succès politiques de Vladimir Poutine.
Aujourd’hui, de nombreux habitants sont confrontés non seulement aux pénuries d’électricité et de carburant, mais aussi à une perte de confiance dans la capacité des autorités d’occupation à assurer leur sécurité. Selon un résident cité par le magazine, « les gens ne voient plus aucune perspective d’avenir ». Ceux qui en ont les moyens chercheraient à acheter des biens immobiliers en Russie et à y transférer leur famille.
Toutefois, souligne The Economist, si les attaques ukrainiennes ont affaibli la confiance des habitants dans les capacités de protection de l’armée russe, rien n’indique qu’elles aient profondément ébranlé leur loyauté envers la Russie.
L’hebdomadaire ajoute que le mécontentement lié à la guerre ne se limite pas à la Crimée. Au sein même des élites russes, certains considèrent de plus en plus le conflit comme une impasse.
En conclusion, The Economist estime que la lassitude domine désormais en Crimée occupée comme dans le reste de la Russie. Même parmi les partisans du Kremlin, beaucoup peinent à percevoir un sens à la guerre.
Comme l’a confié au magazine une guide touristique de Féodossia : « Nous voulons simplement voir le soleil se lever le matin et les touristes revenir en été. Nous sommes tellement fatigués de tout le reste».
Ursula von der Leyen a annoncé à Gdańsk le déblocage de la première tranche du prêt de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine, ainsi que des fonds pour les drones
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé le 25 juin l’octroi à l’Ukraine de la première tranche d’une aide macrofinancière de 3,2 milliards d’euros, issue d’un prêt de 90 milliards d’euros, ainsi que le financement de la production de drones.
Elle l’a déclaré lors de l’ouverture de la Conférence sur la reconstruction de l’Ukraine à Gdańsk, rapporte Ukrainska Pravda.
Selon la cheffe de l’exécutif européen, depuis le début de l’invasion à grande échelle, l’UE et ses États membres ont fourni environ 200 milliards d’euros d’aide à l’Ukraine.
«Aujourd’hui, nous transférons la première tranche de ce prêt (de 90 milliards d’euros), soit 3,2 milliards d’euros d’aide macrofinancière. Je suis heureuse d’annoncer ce décaissement », a déclaré Ursula von der Leyen.
Elle a également indiqué que dans les prochains jours, l’UE commencera à transférer des fonds issus d’un paquet de 6 milliards d’euros destiné à la production de drones.
«C’est véritablement la solidarité en action», a-t-elle conclu.
À 1 400 kilomètres de l’Ukraine : deux raffineries de pétrole ont été touchées dans la ville russe d’Oufa
Le matin du 25 juin, dans la ville russe d’Oufa, située à 1 400 kilomètres de l’Ukraine en Bachkirie, deux raffineries de pétrole auraient été touchées.
Des frappes à Oufa ont été signalées par la chaîne Telegram Exilenova+, qui a publié des photos et des vidéos des conséquences.
La même chaîne a également diffusé une vidéo d’une seconde frappe.
Dans la partie nord d’Oufa se trouvent trois raffineries appartenant à Bashneft: Bashneft-Novoil, Bashneft-Ufaneftekhim et Bashneft-UNPZ. Selon Exilenova+, les frappes auraient touché deux d’entre elles.
