La semaine a été marquée par des combats intenses sur la ligne de front, des bombardements russes qui continuent de frapper les régions ukrainiennes proches du front, ainsi que par la poursuite des frappes ukrainiennes sur le territoire russe, notamment contre des navires de la flotte fantôme russe et des centres logistiques de Wildberries.
Au début de la semaine, l’armée russe a frappé Pavlohrad avec une bombe aérienne guidée (KAB) pour la première fois : deux personnes ont été tuées et quinze autres blessées. Plus tard dans la semaine, la ville a subi une seconde attaque. En fin de semaine, la Russie a frappé un navire étranger près d’Odessa, faisant dix morts, dont un pilote maritime ukrainien. À la suite de ces attaques, les navires commerciaux internationaux ont cessé d’entrer dans les ports ukrainiens. Par ailleurs, selon l’Institut ukrainien du livre, la Russie a détruit plus de 1,5 million de livres en Ukraine en moins d’un mois.
L’Ukraine a mené deux attaques de drones contre des entrepôts du géant russe du commerce en ligne Wildberries. En fin de semaine, il est apparu que ces frappes avaient mis hors service environ 10 % des capacités logistiques de l’entreprise en Russie. L’Ukraine a également poursuivi ses frappes nocturnes contre la Crimée, provoquant de nouvelles coupures d’électricité sur une partie de la péninsule.
Sur le plan politique, la principale nouvelle de la semaine a été le limogeage du commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Oleksandr Syrsky, par le président Volodymyr Zelensky, dans un contexte de crise politique liée au remaniement gouvernemental et de manifestations de grande ampleur. Mykhaïlo Drapatyï a été nommé pour lui succéder.
Par ailleurs, selon Newsweek, la cote de popularité de Vladimir Poutine est tombée à son plus bas niveau depuis 2021. Enfin, après sa rencontre avec Sergueï Lavrov, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que de « nouvelles idées » seraient nécessaires pour parvenir à la paix en Ukraine.
L’Union européenne a inscrit 33 banques russes sur la liste du 21ᵉ paquet de sanctions, les excluant totalement du système SWIFT.
Au total, les établissements visés représentent environ la moitié du secteur bancaire russe.
C’est ce qu’ont annoncé des responsables de la Commission européenne lors d’un point presse à Bruxelles, jeudi 23 juillet, rapporte Interfax-Ukraine.
«Trente-trois banques russes étaient déjà soumises à une interdiction partielle de transactions. Désormais, cette interdiction inclut également le système SWIFT. C’est une mesure particulièrement lourde de conséquences, car ces banques ne pourront plus effectuer de transactions ni échanger des messages via le réseau SWIFT à l’échelle mondiale. Nous ciblons principalement les grandes banques régionales, ainsi que celles qui ont repris les activités d’établissements déjà sanctionnés», a expliqué un responsable de la Commission européenne.
La liste comprend également des banques de pays tiers ayant contribué au contournement des sanctions européennes. Parmi elles figurent une banque en Mongolie, deux filiales de Sberbank et de VTB en Inde, ainsi qu’une banque chinoise qui continue d’utiliser des systèmes de paiement russes, notamment MIR.
Parallèlement, à l’issue de consultations avec certains établissements précédemment sanctionnés, l’Union européenne a décidé d’en retirer plusieurs de la liste, y compris des banques situées dans des pays tiers.
«Avec cette nouvelle série de sanctions, comprenant le gel des avoirs et l’interdiction des transactions, l’Union européenne cible désormais environ 50 % du secteur bancaire russe. Il s’agit de la moitié des banques en nombre, mais si l’on considère les revenus, les actifs et le volume des transactions, ce sont les principaux établissements du pays qui sont visés, y compris la grande majorité des banques dites systémiques», a souligné le responsable.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié l’Union européenne et les dirigeants européens pour l’adoption de ce 21ᵉ paquet de sanctions contre la Russie. Il a souligné qu’il était essentiel de maintenir la pression sur Moscou pour sa guerre contre l’Ukraine, que la Russie a déclenchée et refuse toujours d’arrêter.
