Les attaques russes empêchent désormais les navires d’accéder aux ports ukrainiens.
Les attaques de drones ukrainiens ont mis hors service environ 10 % des entrepôts de Wildberries en Russie en une semaine.
Après sa rencontre avec Lavrov, Rubio a déclaré qu’il fallait de «nouvelles idées» pour parvenir à la paix en Ukraine.
Les attaques russes empêchent désormais les navires d’accéder aux ports ukrainiens
Au 23 juillet, l’entrée des navires dans les ports ukrainiens de la mer Noire est suspendue en raison de la menace d’attaques russes.
C’est ce qu’a déclaré le ministre ukrainien de la Politique agraire, Taras Vysotskyï, lors d’un échange avec des journalistes, rapporte Latifundist.
Selon le ministre, la décision de suspendre les escales a été prise par les armateurs eux-mêmes. L’État ukrainien n’a imposé aucune restriction à la navigation.
«Hier encore, quatre ou cinq navires entraient dans les ports. Ce n’est pas beaucoup, mais le trafic existait. Aujourd’hui, les entrées de navires sont suspendues. C’est une décision des armateurs ; de son côté, l’État n’a instauré aucune limitation», a déclaré Vysotskyï.
Il a toutefois estimé qu’il était trop tôt pour parler d’un blocage total des exportations maritimes.
Le ministre a ajouté que le gouvernement travaillait sur des solutions destinées à rétablir la navigation, sans toutefois en dévoiler les détails.
Selon lui, la situation peut évoluer non pas d’une semaine à l’autre, mais d’un jour à l’autre. Après une forte hausse des risques, les armateurs suspendent d’abord leurs activités, évaluent les nouvelles circonstances, puis commencent progressivement à s’y adapter.
Vysotskyï a souligné que les exportations devaient être évaluées sur plusieurs mois, voire sur une année entière. La situation actuelle ne dure que depuis quatre jours et n’a donc, pour l’instant, pas d’impact critique sur les volumes d’exportation.
Par ailleurs, en Russie, les autorités ont instauré une interdiction temporaire de circulation des navires à destination et en provenance du port de Novorossiïsk, entre minuit et 5 heures du matin, en raison des attaques de drones ukrainiens. C’est ce que rapporte Reuters, citant trois sources du secteur céréalier.
Selon ces sources, cette consigne a été transmise oralement et aucun document officiel n’a été publié. Elles précisent que le port fonctionne normalement en dehors de cette plage horaire et que les exportations de céréales n’ont pas été affectées.
Le 21 juillet, un décret gouvernemental russe a également interdit aux navires de mouiller dans des zones dépourvues de systèmes de défense aérienne dans le port d’Azov, sur la mer d’Azov, ainsi que dans le port de Kavkaz, situé dans le détroit de Kertch.
Le port de Novorossiïsk est devenu le principal hub logistique et opérationnel de ce qu’il reste de la flotte russe de la mer Noire, après qu’une campagne intensive de frappes ukrainiennes a contraint Moscou à retirer en urgence ses navires de guerre de leur base de Sébastopol, en Crimée temporairement occupée.
Les attaques de drones ukrainiens ont mis hors service environ 10 % des entrepôts de Wildberries en Russie en une semaine
À la suite des frappes de drones ukrainiens, environ 10% des capacités logistiques de la plateforme de commerce en ligne Wildberries en Russie ont été endommagées ou détruites en l’espace d’une semaine.
C’est ce qu’a rapporté, jeudi 23 juillet, le quotidien russe Kommersant.
Selon ses estimations, les attaques ont touché des entrepôts situés à Elektrostal, Kotovsk, Nevinnomyssk et Krasnodar, représentant une superficie totale de 552 000 m².
Les experts interrogés par Kommersant évaluent la valeur des installations endommagées ou détruites à environ 60 milliards de roubles, sans tenir compte des dégâts causés à un entrepôt dans la région de Voronej lors de l’attaque de la nuit du 23 juillet.
D’après leurs estimations, près de 444 000 m² d’entrepôts restent aujourd’hui inutilisables, soit environ 8 % de l’ensemble des capacités logistiques de Wildberries. En revanche, l’entrepôt de Kotovsk continuerait de fonctionner.
Une source du secteur immobilier a indiqué que la construction d’entrepôts équivalents, hors équipements, coûterait environ 35,5 milliards de roubles. Les spécialistes estiment toutefois que la remise en état des installations endommagées pourrait être plus simple et moins coûteuse que la construction de nouveaux sites.
Les experts soulignent également que les frappes ont visé des centres logistiques stratégiques de Wildberries. L’entrepôt de Krasnodar, notamment, constitue le principal hub de l’entreprise pour l’approvisionnement du sud de la Russie.
Selon les interlocuteurs du journal, les dégâts causés aux infrastructures pourraient contraindre Wildberries à revoir son organisation logistique, en s’appuyant davantage sur les entrepôts de ses vendeurs partenaires, en redistribuant les flux de marchandises vers d’autres régions et en louant des capacités de stockage supplémentaires.
Après sa rencontre avec Lavrov, Rubio a déclaré qu’il fallait de «nouvelles idées» pour parvenir à la paix en Ukraine
À l’issue de sa rencontre avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, aux Philippines, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que les négociations de paix sur l’Ukraine nécessiteraient de «nouvelles idées» pour sortir de l’impasse. C’est ce qu’il a affirmé devant des journalistes à Manille, jeudi 23 juillet, rapporte The Guardian.
Selon lui, les propositions de règlement du conflit formulées auparavant étaient «inacceptables pour l’Ukraine à l’époque» et le sont «encore moins aujourd’hui».
«Si la paix doit être obtenue, ce sera grâce à de nouvelles idées et à de nouveaux concepts. Nous sommes prêts à en proposer certains, dans le contexte et sous la forme appropriés, si l’occasion se présente et si les conditions sont réunies. Nous sommes prêts à jouer un rôle positif à cet égard», a déclaré Rubio.
Il a ajouté que les États-Unis chercheraient une position de compromis acceptable pour les deux parties.
Selon Marco Rubio, le président américain Donald Trump considère la guerre déclenchée par la Russie contre l’Ukraine comme «stupide» et «absurde».
«Nous voulons parvenir à un accord de paix. Nous voulons que cette guerre prenne fin. Nous sommes prêts à jouer tout rôle positif possible pour y mettre un terme, mais cela nécessitera une solution que la Russie comme l’Ukraine pourront accepter», a ajouté le secrétaire d’État.
Commentant la déclaration de Sergueï Lavrov, selon laquelle toute poursuite des livraisons d’armes à l’Ukraine serait «inacceptable», Rubio a assuré que la politique des États-Unis n’avait pas changé.
Le 23 juillet, Marco Rubio et Sergueï Lavrov se sont rencontrés pour la première fois depuis septembre 2025, en marge du sommet de l’ASEAN à Manille, aux Philippines. Les discussions, qui ont duré 35 minutes, ont notamment porté sur la guerre en Ukraine.
